jeudi 17 novembre 2011

Amazonie

3 novembre.


Et c’est partie pour la grande aventure !
On commence par remonter l’amazone en bateau, on s’arrête à une petite ville qu’on traverse en moto-taxi, et c’est l’aventure déjà, à fond dans les toutes petites rues !  On coupe le méandre et on passe sur un autre affluent avec un petit bateau : 5h de remontée environ, avec pique-nique sur le bord du fleuve, jusqu’au village de Santa Lucia, là ou vit Daniel.

repas du midi : juanes de riz (riz bouilli)

Ici on découvre notre maison flottante, un charmant catamaran, avec toilettes et cuisine ! On y accroche les hamacs, et on est tiré par une pirogue.

Le soir on mange tranquillement, on regarde une gamine décapitée un poulet avec une machette et on s’en va dormir un peu plus loin sur un petit affluent. La nuit, les bruits de la jungle sont incroyables : oiseaux, singes, crapauds, criquets, cigales, et plein d’autres !

Vendredi, on se lève tôt et on remonte notre petit affluent. Petite pause dans un village pour ramasser des asticots pour la pêche.


Autre pause pour une première expédition dans la forêt avec les machettes afin de se trouver du bois pour se fabriquer des cannes à pèche !
La forêt est très dense, il fait très chaud et très humide, c’est très vert mais peu de fleurs. Beaucoup d’insectes en tout genre, de nids, de terriers. Il faut l’admettre, c’est assez flippant !

De retour, on remonte encore un peu, on croise un groupe de dauphins roses, on fabrique nos cannes, puis on se baigne  avec toutes la faune locale : piranhas, dauphins, caïmans et poissons, mais rien à craindre, les premiers n’attaquent que affamés, les autres se cachent et les derniers sont inoffensifs. Et enfin on pêche, je suis la première à en chopper, un piranha ! On aura aussi quelques poissons chats et d’autres piranhas, mais la pêche n’est pas très bonne. Heureusement, Daniel et le vieux sont partis pêcher de leur côté…


Un autre poisson mordra à ma canne, mais bien trop gros pour que je puisse le tirer, il cassera même mon fil ! (Peut-être un caïman ou une paiche, qui sait ?)
Puis il plu, nous mangeâmes nos poissons, délicieux le piranha ! Et dodo


Samedi, on repart dans la jungle, toujours avec les machettes, le vieux devant, entre deux averses, mais pas au même endroit ; c’est beaucoup moins dense, une occasion d’observer un peu mieux les plantes parasites, dont certaines font de jolies fleurs roses. Je verrais même des orchidées, mais sans fleurs malheureusement. Et j’exploserais mon pantalon de survie rose tout neuf acheté à Huanchaco, autant dire de qualité médiocre, c’est la grosse dèche. Sinon ca fout toujours autant les jetons, surtout qu’une tarentule rouge est venue se poser sur le pantalon de Fanny, je ne l’ai pas vu, ca me va très bien !

orchidée

L’après-midi c’est atelier manuel ou sieste, Guijol fabrique une chaise, moi un truc en feuille pour me faire de l’air, les autres des bracelets.
Le soir venu, les autres retournent dans la forêt, moi j’ai trop les jetons des tarentules, je reste discuté avec Daniel et Rambo. Ils verront une énorme araignée, écouteront le vieux taper sur les arbres pour se repérer, entendront et apercevront vaguement des singes, et flipperont beaucoup.
Enfin, on part à la recherche des caïmans en barque, mais nous n’en verrons pas, surement parce qu’ils sont absolument incapables de se taire plus de 2s, même en le demandant, si ce n’est pour ne pas faire peur aux caïmans, au moins pour écouter une dernière fois les incroyables bruits de la jungle… (Mon coup de gueule, parce que y’a pas eu qu’à ce moment là qu’un peu de silence aurait été bien apprécié, plutôt que des français qui blablatent… Ca m’a personnellement gâché une bonne partie du voyage, non mais c’est vrai quoi, on est venu découvrir la jungle, pas se refaire l’intégral de Vileret, merde quoi ! Voilà !). Ou parce que, comme dirait le vieux, ils ont tous été mangé !
Durant ces trois jours nous verrons aussi beaucoup de papillons et d’oiseaux aux incroyables couleurs et chants !






Le lendemain, on repart très tôt à Santa Lucia (Enfin, nous on dort, c’est Rambo qui nous emmène), d’ici on regarde le lever du soleil, puis on s’en va sur une petit plage voir comment ils cherchent l’or et se baigner une dernière fois. Notre combi retour arrive alors qu’on est encore dans l’eau, on retourne au bateau juste à temps, et on se change en quatrième vitesse pour le voyage retour !


levé de soleil...

Fin de l’Amazonie, contents, on en a pas pris plein les mirettes (quand même un peu), mais surtout plein les oreilles, ca reste fantastique, et niveau activités c’était quelque chose !



A l'allée depuis le bateau, joli phénomène optique pres du soleil, un nuage arc-en-ciel, visible seulement avec les lunettes et pris avec le filtre des lunettes !





Faune locale :














Ecorce "camouflage" d'un arbre


Nid de fourmis ?


Nid d'oiseau dans une termitière



Champignon




Fruits que les indigènes utilisent pour se peindre le visage !


La plage avec notre pirrogue pour la dernière baignade.


Maisons flottantes en arrivamt a Iquitos

PS : désolée pour les accents, qwerty español...

lundi 14 novembre 2011

Iquitos

Lundi  31 Octobre, c’est Halloween !



Notre hôtel est une charmante maison flottante pas si flottante que ca à cette période, dommage, mais cela reste très agréable. Marcel et Romina, les gérants, paraissent bien sympathiques. D’ailleurs Marcel nous accompagne le jour même à l’Hôpital et reste avec nous sur place pendant plus de 2h presque jusqu’au bout alors qu’il doit s’occuper de sa soirée d’Halloween (à prononcer ralloween).  Là-bas il nous raconte pas mal de choses sur sa vie passée : Deux filles de deux femmes différentes a Lima, une ex-femme française, et bien d´autres, un vrai tombeur, la jeune Romina, elle, fut la première cliente péruvienne de son hôtel et elle n’est jamais repartie. (Ayant vécu aux States et un peu en France, elle parle aussi très bien anglais et français). Il a aussi travaillé 7 ans dans les mines d’or de Santiago de Chuco en tant que gestionnaire de conflits, auprès d’une famille très riche.
Après examens médicaux et petites frayeurs, on repart avec des antibios et 3 jours de repos en perspective, que du bonheur !
 Le programme de la semaine est assez simple : 3 jours pour visiter la ville et ses alentours et 4 jours d’aventures dans la selva, et encore une journée en ville pour finir avant de repartir pour Lima en avion.
 Maison flottante

Pendant les 3 premiers jours, les autres visiteront tout un tas de trucs très chouettes, avec plein d’animaux, mais nous, nous resterons simplement à l’hôtel pour dormir ou se reposer, je ne peux donc vous raconter tout ca, mais simplement de la drôle d'ambiance dans l'hôtel et de nos découvertes.
 Je profite donc quand même de la soirée d’Halloween en écoutant les récits d’un français et d’un Allemand venus de Lima visiter la selva en un week-end et de leur rencontre avec un Shaman. Le lendemain, on est réveillé au son de la douce voix de Romina « Fuck you… fucking blablabla… etc. ». Et en effet, Marcel n’a pas dessaoulé, il a les yeux bien rouges et également l’air défoncé. Et il est soudainement on ne peut plus lourd. On ne reverra pas Romina de la journée. Il racontera aux autres qu’à Santiago de Chuco, il était aussi dealer de coke et en contact avec des barons de la drogue. Nice.
Le soir on rencontre Adrian, notre contact suisso-péruvien qui nous emmènera dans la selva. Il nous raconte le programme et nous parle de son équipe : Daniel son collègue, un péruvien dénommé Rambo et un vieux. Un vieux ? Oui un vieux, n’importe quel vieux, c’est toujours bon d’avoir un vieux avec soit, ca connait plein de choses.
Au programme : Chasse, pêche et… expéditions de jours et de nuits, observations, remontée de fleuves et d’affluent d’affluent.

 Vue sur Iquitos depuis l'hotel, et zone asséchée de l'amazone.












Dernière journée tout aussi tranquille, bien qu’on ait réalisé que nous créchions dans un véritable repère de drogués, y’a un dealer de coke et sa bande toujours présent, et ca se dispute dans tous les sens, les feux de l’amour version trash. Seuls les clients de l’hôtel semblent normaux.
Et Marcel se fait un rail a 2h de l’après midi.

Deux jours plus tard, je me rends compte de la disparition inexpliquée de 200 soles, un peu les boules, aucune chance de les avoir perdus, volés non plus, sinon pourquoi seulement 200 de manquant sur les 700 que j’avais ? Je ne vois qu’une possibilité, que l’hôtel se soit servie dedans pour des besoins pressants… en cocaïne par exemple.
Bref, aussi sympathique soit le lieu, je n’y retournerais jamais, et je ne le conseillerai même pas à mon pire ennemi.

Champs de Camu-camu (petites prunes roses qui donnent un jus de fruits délicieux et qui poussent dans les zones inondables de l'amazonie, en période des pluies, l'arbre est quasi entièrement recouvert d'eau, et grâce à cela, il survit, et n'a besoin ni d'engrais, ni de pesticides !









La cocaïne c'est le mal, outre que ce soit une drogue et tout ce qui va avec, sa fabrication rejette une quantité énorme de polluants et elle fait augmenter le prix de la feuille de cocas dont les populations andines ont réellement besoin. (Et ne parlons pas du coca-cola)
Bref, aucun intérêt d’en consommer, c’est juste de la meeeeeeeeerde !
La feuille de coca par contre, ca n’a rien à voir, c’est très utile et ca a assez peu d’effets nocifs. Impossible de s’en passer pour tout effort en altitude : ca aide à respirer, et cela donne de la force ! Par contre inutile le reste du temps, la substance active nécessite un catalyseur qui est l’adrénaline, ou quelque chose du genre.
C’est juste pas bon (j’ai pas encore gouter, sauf en infusion, je l’avoue, mais bon, c’est très amer)

Trujillo -> Iquitos

28 octobre
Le cauchemar. (Un voyage très détaillé que je ne vous oblige en rien à lire, car ca n’est pas le plus intéressant, mais ca explique une bonne partie de notre séjour à Iquitos, et puis ca fait partie de la vie et des aventures de voyage !)
Départ de Trujillo vendredi 28 octobre pour 18h de bus jusqu'à Tarapoto, dans le nord du Pérou, ville de la selva haute (Partie de l’Amazonie qui remonte sur les Andes). On fait le trajet essentiellement de nuit, les sièges sont confortables, la température oscille entre 23 et 30° degré, il fait agréablement chaud, et pourtant aucun de nous ne trouvera le sommeil, c’est un peu le début des emmerdes.
Tarapoto parait être une ville agréable, mais on ne s’y attarde pas, le bus a pris du retard, pas de temps à perdre, même pour apprécier le paysage extraordinaire de la selva haute, dommage. Un petit tour en mototaxi qui te secoue tout ton intérieur, et hop, on grimpe dans un taxi pour Yurimaguas, 2h de voyage virevoltant dans les montagnes de la selva, de quoi profiter un peu du paysage.


De Yurimaguas non plus, on ne verra rien, on est trop juste niveau timing. Le taxi nous amène direct au port, la, des péruviens nous prennent en charge, on grimpe sur le bateau, ils attrapent 5 hamacs, moches, pour nous. Ni une, ni deux ils nous installent comme faire se peut alors que le bateau est déjà bondé, nous attribue un hamac aléatoirement, on les paye un peu cher, mais à peine installé, le bateau part.  Iquitos est en effet l’une ou la plus grande ville inaccessible par voix terrestre, c’est le bateau ou l’avion, on a donc choisit le bateau pour l’aller, l’avion pour le retour pour des raisons de temps, remonter le courant, c’est long !

Nous voilà donc un samedi midi, sur un affluant de l’amazone, déjà bien large de plusieurs centaines de mètres, installé à l’arrache, Emma est malade, il fait très chaud mais le voyage nous parait prometteur : il y a du vent, les repas sont pris en charges et pas mauvais et on doit arriver lundi midi à Iquitos, il ne reste plus qu’à se faire au hamac.
Le miens est particulièrement mal foutu, pas équilibrés sur ses appuis, j'ai du mal à y trouver du confort, il penche d’un cote, un fil est particulièrement tendu créant une arête et c’est le plus petit de tous. A force de le bidouiller, de faire et refaire les nœuds et de l’entortiller, j’arrive à le rééquilibrer suffisamment pour pouvoir m’y allonger. Pas pour autant que je ferme l’œil de la nuit.


Le dimanche la journée commence bien, du soleil, pas de nuages et les pluies de la soirée se sont arrêtées. Et pourtant, peu à peu la température monte, et la mienne aussi, soudainement, en fin de matinée. Incapable de faire quoi que ce soit, allongée par terre,  je tente tant bien que mal de me refroidir, je tente tout ce qui m’est possible et imaginable pour me rafraichir, sauf sauter du bateau, bien que ca ne soit pas l’envie qui manque. J’ai chaud, extrêmement chaud, mon front est une vraie poêle à frire, le thermomètre affiche 41°, son maximum, a une vitesse incroyable. Il est probable qu’il exagère un peu, mais je n’ai pas le moindre doute sur le fait d’atteindre les 40°. Une journée effroyable, qui passe lentement, je ne suis jamais sentie aussi mal et aussi seule alors que pourtant il y avait bien des centaines de personnes sur ce foutu rafiot. Un doliprane me fait difficilement redescendre a 39 (merci Guijol !), et puis la pluie enfin, en fin d’aprem, la chaleur tombe, je revis, ou presque, d’autres symptômes ont fait leur apparition…
(Attention, petit détail pour âmes non sensibles : Entre autre, j’ai eu l’honneur de vomir ma Malarone, outre le fait de véritablement jeter 4€ dans les toilettes, c’est vraiment immonde ce qu’il y a dans ce machin, pas étonnant qu’il y ait autant d’effets indésirables.)
En fin d'aprem, quelques dauphins roses nous rendent visites.
Heureusement pour moi, ma fièvre disparait complètement pendant la nuit, un péruvien a l’amabilité de venir aux nouvelles, de me dire que j’ai peut-être la dengue (Ahah, on y croit !) et de me prêter une couverture. J’arrive même à dormir quelques heures ! Emma et moi, on est donc bien malade, on ne mange plus, et on n’y voit pas de fin.



Lundi matin, on apprend que le bateau n’arrivera qu’à 21h, nous choisissons donc de descendre un peu avant, à 9h du matin, pour rejoindre Iquitos par la terre, et notre hôtel, se poser, se reposer, on en a bien besoin !

mercredi 9 novembre 2011

Santiago de Chuco et alentours

Uniquement des photos :












 





Santuario Nacional de Calipuy

17-23 Septembre


Plus haut, mais aussi beaucoup plus petit que la réserve, c'est un décor totalement différent, au niveau des couleurs aussi, plus jaune et vert alors que la réserve est rouge et noire. Moins d'animaux, plus d'oiseaux et aussi plus de fleurs en tous genres. Mais comme à la réserve, et pourtant avec bien moins de cactus, toutes les plantes piquent, fruits compris. Aussi beaucoup plus d'eau avec de nombreuses résurgences.


Comme à la réserve, on loge dans les postes de contrôles, mais encore plus précaires. L'eau ici se prend au tuyau à l'extérieur, ou dans les toilettes. Dans le deuxième, La Victoria, où nous resterons les deux dernières nuits et où le paysage est fabuleux, il n'y a même pas de salle de bain, ni de toilette, c'est la fosse septique. Ceci dit, il est beaucoup plus charmant et mieux situé, encore en travaux, il sera vraiment chouette avec ses petites fenêtres avec des vitres ! (Et oui, c'est rare dans les andes).

Il fait aussi beaucoup plus froid qu'à la réserve, la nuit, il gèle même.

Ici aussi, on se balade, mais pas de nuit dans un campement de fortune, et c'est tant mieux, il fait trop froid. Les Puyas sont partout, majestueuses, en nombre incroyable et visibles de très loin de par leur hauteur : jusqu'à 8m de haut, et 15m en floraison ! Là où toutes les autres plantes perdent tiges et parfois feuilles (marguerites, pissenlits) pour se protéger du vent.
La Puya est gigantesque.





Twin towers Puya
Les guadaparques sont aussi plus agréables et meilleurs cuisiniers. Fini les petits déjeuners de soupe, on se fait plaisir. Quand on se balade, on part en virée en moto à la rencontre des populations voisines pour discuter du tourisme avec elles. Le reste du temps on ne fait rien, ou alors on profite du passages des visiteurs, étudiants ou écoles.
Il y a toujours au moins un guadaparque avec nous. Ils ont toujours pleins de choses incroyables à raconter, surtout Mario, le plus vieux et aussi celui qui a le plus voyagé. Ils nous parlent d'eux ou des plantes et des oiseaux, des lieux à voir et comment s'y rendre, on compare la France et le Perou.
On rencontrera aussi la femme et le fils de Leyvin à la Victoria, un gamin très vif, c'est ici que la cuisine péruvienne des Andes sera la meilleure. On leur refera même des crêpes pour leur faire plaisir, réussies ce coup-ci !
Pour rejoindre la Victoria, il nous faudra d'ailleurs une journée de marche, l'occasion d'admirer des paysages différents, de pique-niquer avec Leyvin et Mario. Au menu : gélatine de fraise, biscuits salé et sucré, et pain, le tout dans une assiette en feuille de Puya brûlée avec une cuillère également en puya, juste incroyable !




Petit canyon
Deux petites semaines de vie bien rustique se terminent, bien agréables. Toutefois on apprécie de retrouver un peu plus de confort et de l'eau chaude (ou pas en fait, grosse panne dès notre retour)!
Puya en début de floraison :



rapace

A la Victoria

Coucher de soleil depuis La Victoria